Et finalement on se dit... on est pas si unique ça. Ça a été tellement de fois fait, tellement de fois vécu. Oh non, on est pas les premiers, et quelque part, on perd un peu de notre enjouement. On veut tellement être unique. Tellement prendre un chemin que personne n'a foulé avant nous. Ouais, on est comme les astronautes : toujours plus loin, toujours plus grand, à vouloir marcher le premier sur la Lune. Mais Dieu que le monde est vieux et les hommes sont les mêmes. On se sent banal, et sali, sali d'être comme tous les autres. On aurait aimé que ce soit unique, ou qu'au moins ça soit différent. Mais ça ne l'est pas. Non. On est comme tous les autres. Et ça nous reste en travers de la gorge. C'est tellement banal. Tellement cliché. Tellement prévisible. Merde.